Accueil arrow Un formateur, c'est quoi ?

Suite a l’article «L’apprenti et son maître d’apprentissage suivi de transmettre son savoir faire » de mon amie Mijo KLEIN dans les Echos du Toilettage n° 6 de juin 2008, dans le quel elle nous explique très bien d’ailleurs comment identifier le bon apprenti,  je me suis posé la question suivante et un bon formateur c’est quoi ?

 

Enseigner est une affaire délicate ;c‘est faire la classe à des élèves et cela suppose :

- une connaissance précise de ceux à qui l’on s’adresse, c’est-à-dire ados ou adultes

- une maîtrise des contenus d’enseignement, des savoirs que l’on est chargé de transmettre afin que les élèves acquièrent ces savoirs.

 

Les principes d’un bon formateur !

 

L’attitude personnelle d’un formateur est essentielle  :

L’attitude personnelle d’un formateur n’est jamais neutre. La tenue du formateur est souvent le reflet de sa personnalité. Elle doit respecter le public auquel s’adresse le formateur. Il ne faut pas oublier que celui-ci est souvent perçu comme un exemple, aussi bien de la part des ados que des adultes. Une attitude négligée est à proscrire. Elle ne correspond pas à l’image de quelqu’un qui contribue à l’éducation. L’excentricité n’est pas davantage de mise.

 

Le formateur devra également veiller à sa voie ?

C’est grâce à la parole que les consignes de mise en place de situations sont formulées, que les observations sont communiquées et que les conseils sont distribués. Il faudra prendre soin de bien formuler les consignes sans trop lever la voix mais avec une certaine force pour pouvoir être parfaitement entendu de tous les points de l’espace de formation.

 

Le formateur doit veiller à son placement et à ses déplacements ?

Savoir se placer est une qualité essentielle pour un formateur. Bien voir l’ensemble des apprenants est une préoccupation pédagogique permanente. Pour chacune des séquences, des taches, ou des situations mises en place, il est essentiel que le formateur se positionne pour pouvoir constamment surveiller tous ses élèves. Il doit donc être en situation de pouvoir observer les réponses aux taches proposées. Il doit également se placer pour pouvoir être vu. Cela est particulièrement vrai pour les situations où une démonstration s’avère nécessaire. La sécurité des activités tient aussi à la position que le formateur va adopter par rapport à l’animal.

 

Quel est son style ? 

Le style utilisé se retrouve dans la façon de donner des consignes.

Dans le style d’enseignement par commandement, l’explication ou la démonstration précède l’exécution de l’exercice. La partie à toiletter peut être exécutée sous forme analytique ponctuant ainsi chaque phase du mouvement exécuté. Cette façon de faire,doit rendre le rythme et la cadence de l’exercice. Dans ce style d’enseignement, l’apprentissage d’exercices nouveaux comporte traditionnellement quatre phases : la démonstration, l’explication, l’exécution, la correction.

 

Dans le style d’enseignement par tache, les consignes sur l’exercice ont pour objectif de donner à l’élève une certaine autonomie de comportement qui autorise une relative individualisation de l’enseignement. Ce style permet donc de prendre en compte les différences individuelles des élèves concernant leurs capacités à créer. Ainsi, une partie des apprentissages doit se faire sans intervention directe du formateur.

la précision des consignes, buts et conditions d’exécution des taches doit être particulièrement rigoureuse et donnée à l’élève avant l’exécution.

 

L’observation correcte des comportements permet des interventions pertinentes.

Pour pouvoir intervenir, il est nécessaire d’avoir un message à transmettre à l’élève et d’avoir évalué l’activité déployée par celui-ci, confronté à sa tache. L’observation de l’activité est donc essentielle.

 

Que faut-il observer ?

Pour le néophyte, l’activité déployée par un individu en réponse à une tache à laquelle il est confronté est d’une richesse, d ‘un foisonnement tel qu’il est difficile de déchiffrer l’activité produite. Il faut être un formateur confirmé pour appréhender dans le comportement visible de l’élève ce qui est essentiel et ce qui est superflu.

 

Pourquoi observer ?

C’est l’observation qui seule peut permettre les interventions futures du formateur. Toutes les interventions, qu’elles soient verbales ou non en terme de consigne ou en terme de modification des conditions matérielles, s’appuient sur une observation des critères comportementaux, objectifs de l’activité gestuelle, des attitudes de prise d’informations.

La réussite nécessite souvent l’intervention du formateur qui corrige et conseille.

L’intervention pédagogique du formateur succède à l’observation. Elle constitue l’un des principaux retours d’information dont bénéficie l’élève, la première étant sa propre perception de l’activité qu’il vient de déployer, la seconde étant le résultat de son action.

 

L’intervention a pour objectif :

De corriger les erreurs, modifier la tache et motiver l’élève. Il faut distinguer l’intervention pédagogique de la phase d’expression des consignes. En effet, l’intervention pédagogique se situe après la phase d’observation aux taches proposées. De ce fait, l’intervention peut être verbale ou non verbale. Elle est verbale lorsqu’il s’agit d’informer l’élève sur sa prestation. Il peut s’agir d’une simple information mais aussi d’un renforcement positif de l’action « c’est bien, continue ». l’intervention peut aussi consister en une modification de la tache, de son but, en changeant le niveau de réalisation acceptable.

Si dans l’exécution d’une tache on s’aperçoit qu’un élève a du mal à la réaliser, c’est peut être parce que celle ci est mal adaptée aux capacités de l’élève. Dans ce cas, il y a donc lieu de modifier les conditions d’exécution de la tache pour que l’échec constaté ne reste qu’une erreur acceptable. L’importance de la connaissance des résultats immédiats a une influence certaine sur la construction future des habiletés de l’élève. L’information sous forme verbale, notamment donnée avec le souci de valorisation donc positive (excellent, tu progresses, …..) a des effets importants sur la motivation de celui qui apprend en lui suggérant un sentiment de compétence.

 

A quel moment faut-il intervenir ?

Il faut céder à la tentation d’intervenir trop souvent. L’erreur est une nécessité. La réussite trop facile ne facilite pas l’apprentissage mais il est cependant important que chaque élève fasse l’objet d’une information sur sa prestation. Fournir une information au cours de l’action risque de ne pas être positif dans la mesure ou l’élève peut ne pas disponible à sa réception.

 

Petite pensée du mois : peut on critiquer un livre, rien qu’en regardant sa couverture !

 
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